Genre : Marie-Laure N’Goran, la première femme à la tête de l’UNJCI ouvre une nouvelle page pour les journalistes ivoiriennes.

Genre : Marie-Laure N’Goran, la première femme à la tête de l’UNJCI ouvre une nouvelle page pour les journalistes ivoiriennes.

Figure emblématique du journal télévisé de 20 heures de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) pendant plus d’une décennie, Marie-Laure N’Goran vient d’inscrire son nom dans l’histoire de la presse ivoirienne. Élue présidente de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) en juin 2026, elle devient la première femme à diriger l’organisation depuis sa création en 1991.


Figure emblématique du journal télévisé de 20 heures de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) pendant plus d’une décennie, Marie-Laure N’Goran vient d’inscrire son nom dans l’histoire de la presse ivoirienne. Élue présidente de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) en juin 2026, elle devient la première femme à diriger l’organisation depuis sa création en 1991. Une consécration personnelle qui résonne également comme une avancée majeure pour la représentation féminine dans les sphères de décision des médias.

Durant plusieurs années, Marie-Laure N’Goran a accompagné le quotidien de millions d’Ivoiriens à travers les grandes éditions d’information de la RTI. Figure familière du petit écran, elle a bâti sa réputation sur la rigueur, l’exigence et la crédibilité, s’imposant comme l’une des femmes les plus influentes du paysage médiatique national. Son ascension témoigne de l’évolution progressive de la place des femmes dans les médias ivoiriens. Dans un secteur où les postes de responsabilité restent encore largement occupés par des hommes, la journaliste a construit sa carrière avec discrétion, rigueur et persévérance, jusqu’à devenir une référence du journalisme audiovisuel.

Du droit aux plateaux de télévision.

Diplômée en sciences juridiques de l’université de Bouaké puis formée à l’Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC), Marie-Laure N’Goran rejoint la RTI en 2011. Elle débute à la présentation du journal de 23 heures, où son professionnalisme est rapidement remarqué. En 2013, elle accède au prestigieux journal de 20 heures, considéré comme le principal rendez-vous d’information du pays. Pendant treize années, elle accompagne les grands événements de l’actualité nationale et internationale, gagnant progressivement la confiance du public. Son style sobre, sa maîtrise de l’exercice et sa constance à l’antenne lui valent le respect de ses confrères et une forte notoriété auprès des téléspectateurs.

Un engagement au-delà de l’écran.

Si son image est associée à l’information télévisée, son engagement s’est également exprimé au sein de la profession. De 2020 à 2022, elle occupe la vice-présidence de l’UNJCI, où elle se familiarise avec les enjeux liés à la défense des journalistes, à l’éthique professionnelle, à la formation et à l’amélioration des conditions d’exercice du métier. Cette expérience lui permet d’acquérir une connaissance approfondie de l’organisation et des attentes de la corporation, tout en renforçant sa légitimité auprès de ses pairs.

Une victoire à portée historique

Les 6 et 7 juin 2026, à l’occasion du 12 e congrès électif de l’UNJCI, Marie-Laure N’Goran franchit une étape décisive. Avec 244 voix contre 161 pour son adversaire Stéphane Bahi, elle est élue présidente de l’organisation. Au-delà du résultat électoral, cette victoire revêt une portée symbolique particulière. Trente-cinq ans après la création de l’UNJCI, aucune femme n’avait encore accédé à sa présidence. Son élection marque ainsi une rupture dans l’histoire de l’organisation et reflète l’évolution des mentalités au sein de la profession.

Une source d’inspiration pour les nouvelles générations.

Auteure du roman ‘’Le Combat d’une héroïne’’ et défenseure du leadership féminin, la nouvelle présidente entend porter un projet axé sur la modernisation de l’UNJCI, la transformation numérique, la transparence dans la gouvernance et l’amélioration des conditions de travail des journalistes sur l’ensemble du territoire.

Du plateau du journal de 20 heures à la présidence de l’organisation faîtière de la profession, Marie-Laure N’Goran ouvre une nouvelle page de l’histoire du journalisme ivoirien. Son parcours dépasse désormais le cadre d’une réussite individuelle. Il incarne l’émergence d’une génération de femmes qui revendiquent pleinement leur place au sein des instances de décision et contribuent à redessiner les contours du paysage médiatique ivoirien.

Texte : La plume de la Bagoué