Immigration. Royaume-Uni : Les étudiants du Cameroun et du Soudan visés par de nouvelles restrictions.
Le Royaume-Uni durcit sa politique migratoire en visant désormais plusieurs nationalités, dont des ressortissants africains. Le gouvernement britannique a annoncé mardi 3 mars 2026, la suspension temporaire de la délivrance de visas d’études pour les citoyens du Cameroun et du Soudan, ainsi que pour ceux d’Afghanistan et du Myanmar.
Le Royaume-Uni durcit sa politique migratoire en visant désormais plusieurs nationalités, dont des ressortissants africains. Le gouvernement britannique a annoncé mardi 3 mars 2026, la suspension temporaire de la délivrance de visas d’études pour les citoyens du Cameroun et du Soudan, ainsi que pour ceux d’Afghanistan et du Myanmar. Les Afghans sont également concernés par une suspension des visas de travail.
Cette décision intervient après une forte hausse des demandes d’asile déposées par des personnes entrées légalement sur le territoire britannique avec un visa étudiant. Selon le ministère de l’Intérieur, les demandes provenant de ces quatre nationalités ont augmenté de plus de 470 % entre 2021 et 2025.
Depuis 2021, près de 135 000 personnes ont sollicité l’asile au Royaume-Uni après être arrivées par des voies légales, notamment grâce à des visas d’études ou de travail. Pour les autorités britanniques, cette évolution montre que certains migrants utiliseraient ces programmes pour entrer dans le pays avant de demander une protection internationale.
La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, assure que le Royaume-Uni continuera d’accueillir les personnes réellement menacées par les conflits ou les persécutions. Elle souligne toutefois la nécessité de préserver l’intégrité du système migratoire et de lutter contre les détournements des dispositifs de visas.
Au-delà des réactions attendues, cette mesure illustre le durcissement progressif de la politique migratoire de Londres, alors que le gouvernement tente de répondre aux inquiétudes d’une partie de l’opinion tout en affirmant vouloir maintenir ses engagements humanitaires.
Texte : La plume de la Bagoué



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