SANTÉ / Côte d’Ivoire : un nouveau carnet international de vaccination ultra-sécurisé entre en vigueur.

SANTÉ / Côte d’Ivoire : un nouveau carnet international de vaccination ultra-sécurisé entre en vigueur.

La Côte d’Ivoire franchit un cap décisif dans la modernisation de son système de santé. Le mercredi 15 avril 2026, à l’Institut national d’hygiène publique - Santé-Prévention (INHP), les autorités sanitaires ont officiellement lancé un nouveau carnet international de vaccination, désormais plus sécurisé et aligné sur les standards internationaux.


La Côte d’Ivoire franchit un cap décisif dans la modernisation de son système de santé. Le mercredi 15 avril 2026, à l’Institut national d’hygiène publique - Santé-Prévention (INHP), les autorités sanitaires ont officiellement lancé un nouveau carnet international de vaccination, désormais plus sécurisé et aligné sur les standards internationaux. 

Loin d’être une simple formalité administrative, cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de crédibilisation du dispositif sanitaire national. Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, le Professeur Soro Kountélé Gona, directeur de Cabinet adjoint, a donné le ton : il s’agit d’un engagement fort pour répondre aux exigences du Règlement sanitaire international et renforcer la confiance des partenaires étrangers.

Dans un monde marqué par une mobilité croissante et des risques épidémiques persistants, ce document devient un véritable passeport sanitaire. Le directeur général de l’INHP, le Professeur Ekra Kouadio Daniel, l’a rappelé avec insistance : ce carnet est un outil clé pour faciliter les contrôles aux frontières, améliorer la traçabilité des vaccinations et renforcer la capacité de réaction face aux alertes sanitaires. Mais ce nouveau carnet n’est pas que symbolique. Il intègre des innovations majeures. Le Professeur Attoh-Touré, sous-directeur de la Vaccinologie à l’INHP, a révélé un changement de taille : une seule dose suffit désormais pour une protection à vie contre la fièvre jaune, mettant fin aux rappels décennaux. À cela s’ajoutent des dispositifs de sécurité renforcés, comme le papier filigrané, ainsi qu’une présentation bilingue pour une reconnaissance internationale facilitée.

Cette avancée intervient dans un contexte déjà marqué par une mobilisation sanitaire significative, avec près de 490 000 personnes vaccinées en 2025. Elle vient consolider les efforts du pays pour mieux protéger ses populations tout en sécurisant ses échanges avec le reste du monde. Les détenteurs de l’ancien carnet disposent d’un délai de six mois pour effectuer le renouvellement, une transition qui se veut simple : la présentation de l’ancien document suffira pour obtenir un duplicata. En ligne de mire, la digitalisation prochaine du carnet, qui promet de franchir un nouveau palier dans la gestion moderne des données de santé.

En saluant l’initiative, le représentant de l’UNICEF, François Basse, a mis en avant le leadership du ministère et l’engagement des équipes sur le terrain. Un élan collectif que le Professeur Ekra Kouadio Daniel a tenu à transformer en appel citoyen : se faire vacciner et disposer d’un carnet à jour n’est pas seulement un acte individuel, mais un maillon essentiel de la sécurité sanitaire nationale. Dans une époque où les frontières sanitaires comptent autant que les frontières géographiques, ce petit carnet pourrait bien devenir l’un des plus grands alliés de la santé publique ivoirienne.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN