TECHNOLOGIE / le robot KAYOD fait son entrée officielle en Côte d’Ivoire et ouvre la voie à une révolution numérique pilotée depuis Abidjan.

TECHNOLOGIE / le robot KAYOD fait son entrée officielle en Côte d’Ivoire et ouvre la voie à une révolution numérique pilotée depuis Abidjan.

Abidjan franchit un nouveau cap dans sa transformation technologique. Le mardi 14 juillet 2026, au Plateau, le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a officiellement réceptionné le robot KAYOD, une innovation conçue par l’entrepreneur ivoirien Karim Fagbohoun, fondateur de la startup KAYOD Technologies.


Abidjan franchit un nouveau cap dans sa transformation technologique. Le mardi 14 juillet 2026, au Plateau, le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a officiellement réceptionné le robot KAYOD, une innovation conçue par l’entrepreneur ivoirien Karim Fagbohoun, fondateur de la startup KAYOD Technologies.

Cette cérémonie, marquée par la présence du consul général de Côte d’Ivoire à New York, Inza Camara, illustre une ambition claire : connecter l’expertise de la diaspora aux priorités nationales en matière d’innovation et d’économie numérique.

Déjà opérationnels dans plusieurs grandes villes américaines telles que la Californie, Miami, Los Angeles et Atlanta, les robots KAYOD assurent des services de livraison et de communication digitale grâce à des écrans intégrés. Leur particularité ? Une combinaison avancée de robotique, d’intelligence artificielle, de téléopération et d’énergie solaire.

Mais au-delà de la prouesse technologique, c’est une véritable opportunité économique qui se dessine pour la jeunesse ivoirienne. À terme, ces robots pourraient être pilotés à distance depuis la Côte d’Ivoire, permettant à de jeunes talents formés localement de gérer des opérations à l’international.

Dans cette dynamique, le ministre Djibril Ouattara a exprimé la volonté du gouvernement d’accueillir KAYOD Technologies au sein du Village des technologies de l’information et de la Biotechnologie (VITIB) de Grand-Bassam. Objectif : créer un hub de compétences où étudiants et ingénieurs ivoiriens pourront se former et collaborer directement sur ces technologies de pointe.

« Ce qui importe pour nous, c’est de permettre à notre jeunesse de prendre part activement à cette révolution technologique », a-t-il souligné, réaffirmant l’engagement de l’État à soutenir l’écosystème des startups innovantes.

Pour Karim Fagbohoun, cette initiative dépasse le simple cadre entrepreneurial. Elle s’inscrit dans une vision de développement durable, avec des projets de formation en robotique, intelligence artificielle et téléopération, mais aussi des perspectives de fabrication et d’assemblage de robots en Côte d’Ivoire. Avec KAYOD, l’innovation ivoirienne ne se contente plus de suivre le mouvement mondial : elle s’y impose. Et si demain, depuis Abidjan, des jeunes pilotaient des robots actifs à New York ou Los Angeles ? Le futur, lui, semble déjà en marche.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN