SANTÉ / Africa Food Safety Forum 2026 : À Abidjan, l’Afrique sonne la riposte pour une alimentation plus sûre.
SANTÉ / Africa Food Safety Forum 2026 : À Abidjan, l’Afrique sonne la riposte pour une alimentation plus sûre.
Un documentaire de Agence Presse Audio
Un aliment ne nourrit réellement que lorsqu’il est sans danger. C’est autour de cette évidence que s’ouvre, à Abidjan, une réflexion stratégique d’envergure continentale.
Un documentaire de
Agence Presse Audio
Mise en ligne
03 Juillet 2026
Réalisation
Agence Presse Audio
Mise en onde & mix
Agence Presse Audio
Illustration
Agence Presse Radio
Production
Agence Presse Audio
Un aliment ne nourrit réellement que lorsqu’il est sans danger. C’est autour de cette évidence que s’ouvre, à Abidjan, une réflexion stratégique d’envergure continentale. Face à la montée des risques sanitaires, aux bouleversements climatiques et aux exigences accrues des marchés internationaux, experts, autorités publiques et acteurs de l’agroalimentaire se retrouvent pour repenser l’avenir des systèmes alimentaires africains. La 7ᵉ édition de l’Africa Food Safety Forum (AFSF 2026) a officiellement ouvert ses portes le mercredi 1er juillet à l'espace Latrille Event à Cocody, plaçant la sécurité sanitaire des aliments au cœur des priorités.
Représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, la conseillère technique Fadiga Aïda a présidé la cérémonie d’ouverture. Dans son allocution, elle a lancé un appel fort à une mobilisation collective pour garantir aux populations africaines une alimentation saine, sûre et durable. Elle a rappelé que ce forum s’impose désormais comme un rendez-vous scientifique et stratégique incontournable, favorisant le dialogue entre pouvoirs publics, secteur privé, universités et partenaires techniques et financiers. « La sécurité sanitaire des aliments dépasse aujourd’hui le cadre réglementaire. Elle constitue un pilier fondamental de la santé publique, de la sécurité alimentaire et du développement économique durable », a-t-elle déclaré.
S’appuyant sur les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle a souligné l’ampleur du défi : près de 600 millions de personnes tombent malades chaque année à cause d’aliments contaminés, entraînant environ 420 000 décès, dont une proportion importante d’enfants de moins de cinq ans. Un fléau aux conséquences humaines dramatiques, mais aussi économiques, avec des pertes significatives affectant la productivité et les échanges commerciaux. Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire fait de la sécurité sanitaire des aliments une priorité nationale. Le ministère des Ressources animales et halieutiques intensifie ses actions : inspections basées sur l’analyse des risques, modernisation des infrastructures, renforcement des laboratoires, traçabilité accrue des produits et montée en compétences des professionnels du secteur.
« Notre ambition est de bâtir un système moderne, crédible et conforme aux meilleures normes internationales », a affirmé Fadiga Aïda, invitant les participants à formuler, au terme des travaux, des recommandations concrètes et opérationnelles. De son côté, Sanata Berthé, directrice générale d'Ingénierie, de conseil, d'audit et de formation (ICAF) et commissaire générale de l’AFSF 2026, a rappelé le thème de cette édition : « Approches intégrées pour une alimentation saine en Afrique : des défis aux solutions durables ». Elle a insisté sur les paradoxes du continent, riche de son potentiel agricole et de sa biodiversité, mais toujours confronté à l’insécurité alimentaire, à la malnutrition et aux pertes post-récolte.
Durant trois jours, chercheurs, producteurs, industriels, organisations de consommateurs et décideurs, vont croiser leurs expertises pour identifier des solutions innovantes et renforcer les mécanismes de contrôle sanitaire des aliments. La conférence inaugurale, animée par Dagnogo Komissiri, conseiller technique au ministère, a donné le ton des échanges autour des enjeux majeurs du secteur. Soutenu par Weecap et Olam Food Ingredients (OFI), sponsor officiel, le forum s’achèvera le vendredi 3 juillet avec l’adoption de recommandations destinées à bâtir des politiques alimentaires plus résilientes. Au-delà des discours et des panels, une conviction s’impose : la bataille pour une alimentation sûre en Afrique ne se gagnera pas demain, elle se joue dès aujourd’hui, dans chaque champ, chaque marché et chaque assiette.
Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN



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