TECHNOLOGIE / IA : Antonio Guterres exige la vérité sur son coût climatique caché.

TECHNOLOGIE / IA : Antonio Guterres exige la vérité sur son coût climatique caché.

TECHNOLOGIE / IA : Antonio Guterres exige la vérité sur son coût climatique caché.

Un documentaire de Agence Presse Audio


Le ton est ferme, presque solennel. À Londres en Angleterre, le mardi 23 juin 2026, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a lancé un appel sans détour aux géants de l’intelligence artificielle : révéler enfin l’ampleur réelle de leur impact environnemental.

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25 Juin 2026


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Le ton est ferme, presque solennel. À Londres en Angleterre, le mardi 23 juin 2026, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a lancé un appel sans détour aux géants de l’intelligence artificielle : révéler enfin l’ampleur réelle de leur impact environnemental. À l’occasion de la "London Climate Action Week", grand rendez-vous mondial dédié à l’urgence climatique, le patron des Nations Unies a dénoncé des « coûts cachés » trop longtemps ignorés. « Fini de faire porter le fardeau à ceux qui sont le moins à même de le supporter », a-t-il martelé, exigeant transparence et responsabilité.

Dans le viseur : les centres de données, véritables piliers de l’IA, mais aussi gouffres énergétiques. En 2025, ils ont consommé à eux seuls 448 térawattheures d’électricité. Un chiffre vertigineux : s’ils formaient un pays, ils se classeraient au 11e rang mondial, juste derrière la France. Face à cette réalité, Antonio Guterres annonce une initiative inédite : contraindre les entreprises du secteur à mesurer et publier leur empreinte écologique, carbone, eau, occupation des sols, et à s’engager vers une alimentation en énergies renouvelables d’ici la fin de la décennie.

Car derrière les promesses d’innovation, l’IA révèle un appétit colossal en ressources naturelles. « Les communautés sont souvent laissées dans l’ignorance », déplore-t-il, alors même que ces infrastructures se multiplient à proximité des populations. Ce plaidoyer intervient dans un contexte alarmant : l’Europe suffoque sous des records de chaleur, illustrant une fois de plus les effets du dérèglement climatique, largement alimenté par les énergies fossiles. Le secrétaire général pointe également le méthane, responsable d’une part croissante du réchauffement, et dénonce le gaspillage énergétique, notamment les 167 milliards de mètres cubes de gaz brûlés à la torche en 2025, l'équivalent de la consommation annuelle de l’Afrique.

L’heure n’est plus aux demi-mesures. Alors que la barre critique des 1,5°C se rapproche dangereusement, Antonio Guterres sonne l’alerte : l’intelligence artificielle peut être une alliée du climat, mais à une condition non négociable, dire toute la vérité. Et si la révolution numérique, censée sauver le futur, était aussi en train de l’alourdir ?

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN