Actualité internationale / Migration : 900 migrants retournent volontairement au Maroc en une journée à Sebta.
L’évacuation du campement de la plage d’El Trampolín, dans l’enclave espagnole de Sebta, située sur la côte nord du Maroc, a entraîné le retour volontaire de centaines de migrants vers le pays voisin. Dimanche 4 octobre 2026, environ 900 des 1 100 personnes évacuées ont choisi de retourner au Maroc plutôt que de passer par la procédure d’identification.
L’évacuation du campement de la plage d’El Trampolín, dans l’enclave espagnole de Sebta, située sur la côte nord du Maroc, a entraîné le retour volontaire de centaines de migrants vers le pays voisin. Dimanche 4 octobre 2026, environ 900 des 1 100 personnes évacuées ont choisi de retourner au Maroc plutôt que de passer par la procédure d’identification. Ce chiffre représente près de 80 % des migrants concernés par la première phase de l’opération.
L’opération menée par les forces de sécurité espagnoles visait à démanteler progressivement le campement de fortune d’El Trampolín, où vivaient encore plusieurs milliers de personnes. Les migrants évacués ont été conduits en bus vers le secteur du poste-frontière d’El Tarajal, où ils pouvaient être enregistrés au Centre d’accueil temporaire pour étrangers (CATE) ou choisir de regagner volontairement le Maroc.
Selon l’agence de presse espagnole EFE, plus de 1 200 migrants ont finalement regagné volontairement le Maroc après les opérations menées dimanche et lundi. Les retours ont été particulièrement nombreux lors de la première journée. EFE rapporte que plusieurs migrants ont préféré quitter Sebta plutôt que de passer par le CATE, notamment parce qu’ils estimaient ne pas remplir les conditions nécessaires pour demander une protection internationale.
Le démantèlement du campement s’est poursuivi lundi 5 octobre. Une partie des migrants a toutefois gagné les zones montagneuses pour éviter d’être transférée vers les dispositifs d’enregistrement. L’opération s’est déroulée dans un contexte de grande précarité sur le site, où plusieurs milliers de personnes vivaient depuis des semaines dans des conditions difficiles.
Texte : La Plume de la Bagoué



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