MUSIQUE-PEOPLE / Bruno Mars au Stade de France : un show millimétré, mais un goût d’inachevé.

MUSIQUE-PEOPLE / Bruno Mars au Stade de France : un show millimétré, mais un goût d’inachevé.

Le pari était énorme. Et sur le papier, il est tenu. Jeudi 18 juin 2026, Bruno Mars lançait au Stade de France la première de ses trois dates parisiennes de son très attendu « Romantic Tour ».


Le pari était énorme. Et sur le papier, il est tenu. Jeudi 18 juin 2026, Bruno Mars lançait au Stade de France la première de ses trois dates parisiennes de son très attendu « Romantic Tour ». Résultat : un spectacle propre, calibré, efficace, mais pas totalement inoubliable. Tout commence comme une mise en scène mystique.

L’artiste apparaît à l’écran, en prière dans une chapelle, implorant un show mémorable. Chapeau de cow-boy vissé sur la tête, ambiance western, puis explosion sonore avec “Risk It All”, extrait de son dernier album The Romantic. Costume rouge brodé, bandana, moustache fine : Bruno Mars impose immédiatement son style.

Sur scène, les cuivres claquent, les chorégraphies s’enchaînent et les tubes pleuvent : “24K Magic”, “Uptown Funk”, “Locked Out of Heaven”, La machine est parfaitement huilée. Trop peut-être. Car malgré l’énergie, beaucoup de fans pointent un manque d’âme. Peu d’interactions, quelques mots rapides, “Salut Paris, ça fait longtemps”, et puis plus rien. Dans une chaleur écrasante, les 80 000 spectateurs font avec les moyens du bord : éventails, mini-ventilateurs, et parfois jumelles. Car autre critique récurrente : une scène jugée trop petite, sans avancée, laissant une partie du public à distance. “Plus proche de Mars que de Bruno Mars”, ironisent certains sur TikTok.

Et puis, il y a cette fin. Brutale. 23h pile, lumières allumées, écrans affichant les lignes de métro. Pas de rappel. Rideau. Une sortie presque administrative, en décalage total avec la générosité musicale du show. Malgré tout, difficile de bouder son plaisir. Bruno Mars reste une machine à tubes, un performer hors pair. Mais à Paris, pour cette première date, le cœur n’a pas totalement suivi la cadence. Un concert impeccable, mais pas encore légendaire selon ses fans.

Texte et récit : Marie-Paule N'GUESSAN