Actualité africaine. Présidentielle au Congo-Brazzaville : Coup d’envoi d’une campagne sous tension et scepticisme citoyen.

Actualité africaine. Présidentielle au Congo-Brazzaville : Coup d’envoi d’une campagne sous tension et scepticisme citoyen.

La campagne pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026 en République du Congo est entrée dans sa phase active depuis la fin du mois de février.


La campagne pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026 en République du Congo est entrée dans sa phase active depuis la fin du mois de février. Parmi les sept candidats en lice, le président sortant Denis Sassou Nguesso a marqué les esprits en rassemblant une foule importante à Pointe-Noire, la capitale économique du pays, le 28 février. Cette mobilisation est perçue par de nombreux observateurs comme une démonstration de force qui renforce l’idée d’un scrutin largement favorable au chef de l’État.

Dans une partie de l’opinion, le scepticisme domine. Beaucoup d’électeurs estiment que l’issue du vote semble déjà connue et doutent de la capacité des autres candidats à rivaliser avec le Parti congolais du travail, solidement implanté dans l’appareil politique. Pour ces citoyens, le rapport de forces apparaît nettement en faveur du camp présidentiel.

Ce climat de méfiance est alimenté par les alertes du mouvement citoyen Tournons la page Congo, qui regroupe onze organisations de la société civile. Depuis 2015, le collectif affirme observer des irrégularités lors des différents scrutins et regrette que ses recommandations ne soient pas prises en compte. Son coordonnateur, Christian Mounzéo, appelle à une gouvernance électorale plus transparente et plus équitable, estimant que le processus politique évolue dans un environnement trop verrouillé.

Au pouvoir depuis plus de quatre décennies cumulées, Denis Sassou Nguesso affiche pour sa part une confiance intacte. Ses partisans mettent en avant son expérience et sa volonté de poursuivre les projets engagés. À Pointe-Noire, plusieurs responsables de la majorité rappellent que les élections se tiennent régulièrement tous les cinq ans et assurent que le chef de l’État entend continuer son action.

Dans ce contexte marqué par la lassitude et les doutes d’une partie de la population, un élément pourrait néanmoins influencer la dynamique du scrutin. La participation des électeurs. Pour le président sortant comme pour ses adversaires, le niveau de mobilisation sera observé comme un indicateur important de l’état de la vie démocratique dans le pays.

Texte : La plume de la Bagoué