TECHNOLOGIE / De la « kiss cam » au micro : la spectaculaire reconversion de Kristin Cabot, ex-DRH d’Astronomer, devenue visage de la communication de crise.

TECHNOLOGIE / De la « kiss cam » au micro : la spectaculaire reconversion de Kristin Cabot, ex-DRH d’Astronomer, devenue visage de la communication de crise.

Ce qui n’était au départ qu’un moment anodin de concert s’est transformé en séisme médiatique mondial. En juillet 2025, lors d’un show du groupe Coldplay, une séquence de « kiss cam » captant Kristin Cabot dans les bras de son supérieur hiérarchique a embrasé les réseaux sociaux, provoquant un véritable bad buzz planétaire.


Ce qui n’était au départ qu’un moment anodin de concert s’est transformé en séisme médiatique mondial. En juillet 2025, lors d’un show du groupe Coldplay, une séquence de « kiss cam » captant Kristin Cabot dans les bras de son supérieur hiérarchique a embrasé les réseaux sociaux, provoquant un véritable bad buzz planétaire. À l’époque, la scène, diffusée sur écran géant puis massivement relayée en ligne, avait déclenché une vague de commentaires, de spéculations et d’attaques personnelles. L’intéressée, alors Directrice des ressources humaines (DRH) de la société technologique Astronomer, s’était retrouvée au cœur d’un emballement médiatique aussi brutal qu’imprévisible.

Une séquence virale devenue affaire publique

En quelques heures, la vidéo avait franchi les frontières du divertissement pour entrer dans la sphère professionnelle et éthique. Sur X, TikTok et Instagram, internautes et observateurs s’interrogeaient sur la relation entre la DRH et son supérieur, alimentant rumeurs et jugements hâtifs. Face à la pression, Kristin Cabot avait choisi de démissionner, évoquant dans son entourage un climat de menaces, de harcèlement en ligne et une atteinte directe à sa vie privée. Des sources proches du dossier parlent d’une période « psychologiquement éprouvante », marquée par une perte de contrôle totale sur le récit médiatique.

Silence, retrait… puis retour stratégique

Pendant plusieurs mois, l’ancienne DRH s’était faite discrète, loin des plateaux et des réseaux. Mais contre toute attente, elle amorce aujourd’hui un virage professionnel inattendu : celui de conférencière spécialisée en communication de crise et gestion de réputation à l’ère numérique. En avril 2026, à Washington, elle doit intervenir lors d’un événement consacré à l’impact des réseaux sociaux sur les carrières et les entreprises. Une prise de parole très attendue, tant son cas est désormais étudié comme un exemple concret de « crise virale instantanée ».

Reprendre le contrôle du récit à l’ère des réseaux

Selon le programme préliminaire, Kristin Cabot expliquera comment une séquence de quelques secondes peut bouleverser une trajectoire professionnelle, mais aussi comment reconstruire son image après une tempête numérique. Parmi les thèmes qu’elle compte aborder : la viralité incontrôlable des contenus captés en public; la gestion du harcèlement en ligne; la stratégie de silence médiatique ; la reconstruction de l’image personnelle après un scandale. Des organisateurs évoquent une intervention « sans filtre », où elle reviendra sur les coulisses de sa démission, les pressions internes et l’ampleur des menaces reçues après l’incident.

Quand la crise devient expertise

Ironie du sort : celle qui a été victime d’un emballement médiatique devient aujourd’hui une voix sur la maîtrise du récit public. Dans un contexte où la réputation numérique peut s’effondrer en quelques heures, son expérience attire déjà communicants, DRH et dirigeants. Son message central s’annonce clair : à l’ère des écrans géants et des réseaux sociaux omniprésents, plus personne n’est à l’abri d’un moment viral. Et comme un symbole de cette nouvelle ère, Kristin Cabot devrait conclure sa conférence par une phrase qui résume toute sa trajectoire : « On ne choisit pas toujours la crise qui nous expose, mais on peut choisir la manière dont on se relève. »

Texte et récit : Marie-Paule N’GUESSAN